Bon nombre d’entre nous pensons que c’est l’argent qui motive l’être humain à faire une tâche ou à relever des défis en entreprise. Il est assez évident que c’est une nécessité pour combler nos besoins fondamentaux comme se nourrir et se loger. Mais saviez-vous que l’argent n’est pas le motivateur principal auprès des salariés?

Tout d’abord, définissons la «motivation»: «La motivation désigne les forces qui agissent sur une personne ou à l’intérieur d’elle pour la pousser à se conduire d’une manière spécifique, orientée vers un objectif» (Louar, 2002). Or, vous comprendrez que la motivation est personnelle à chacun d’entre nous.

La théorie de Maslow (1943) a été la première théorie des besoins à voir le jour et qui a été, et est encore, utilisée dans les organisations. Cette théorie propose que la motivation des individus reposerait sur la volonté de satisfaire des besoins. Maslow a hiérarchisé ces besoins en 5 grandes catégories. Selon lui, un besoin ne peut être assouvi si le niveau qui précède ne l’est pas.

Or, plusieurs autres théories ont vu le jour depuis passant de la théorie Herzberg qui stipule que les facteurs de satisfaction sont reliés à l’épanouissement de l’individu (réalisation, autonomie, intérêt et reconnaissance) et que les facteurs d’insatisfaction sont reliés aux conditions de travail. Il existe aussi des théories de fixation d’objectifs, de justice organisationnelle et de choix cognitif, pour ne nommer que celles-là. L’analyse des différentes théories motivationnelles et certes, très complexe et son analyse demanderait plus qu’un article comme celui-ci pour en démontrer leur fondement.

Cependant, notre objectif aujourd’hui est de vous sensibiliser à la théorie de l’autodétermination. Cette théorie repose sur le principe que l’individu, plutôt que de n’être qu’un spectateur a une influence sur le contexte dans lequel il évolue. Selon cette théorie, trois besoins psychologiques et universels sont à la base de la motivation humaine soient le besoin d’autonomie, le besoin de compétence et le besoin d’appartenance sociale. Or, si ces trois besoins fondamentaux sont comblés, il appert que l’engagement et la performance des individus en sera étroitement liée.

En résumé et d’une façon très simpliste, si vous ne vous sentez pas autonome et compétent dans ce que vous faites et que vous ne vous sentez appartenir à aucun groupe (collègues, environnement familiale, cercle d’amis, association quelconque) il se peut que votre niveau de motivation soit très bas. Ainsi, vous avez peut-être des décisions et/ou des changements à apporter à votre situation. Et ça, ça n’a rien à voir avec votre salaire!

 


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Références:

 

Ce texte ne constitue pas un avis professionnel. Les lecteurs ne devraient pas agir sur la seule foi des informations qui y sont contenues.


À propos de Manon Perreault

Manon Perreault, CRHA intervient en ressources humaines depuis 1995. Titulaire d’une formation en administration/RH et d’une maitrise en éthique appliquée, Manon intervient principalement dans les dossiers de diagnostic RH et d’analyse organisationnelle, de problématique RH/gouvernance, de relations de travail, de prévention des conflits (civilité, harcèlement, intimidation) et de recrutement. Elle s’intéresse aussi systèmes de gouvernance des OSBL et offre des formations aux administrateurs. Elle siège sur plusieurs conseils d’administration, notamment l’Ordre des conseillers en ressources humaines où elle est aussi membre du comité exécutif et présidente du comité de gouvernance et d’éthique.